Réaménagement du territoire par l'agriculture

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre d'agriculteur n'a cessé de diminuer et la taille des exploitations n'a elle cessé de s'accentuer (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T13F172). Ce processus poussé par la mécanisation et les progrès technologiques toujours plus forts du secteur, crée du chômage et détruit l'environnement alors qu'une autre façon de voir l'agriculture pourrait produire l'exact contraire. En effet la diminution du nombre d'agriculteur a un impact grave sur la société : la réduction du nombre d'emploi dans les campagnes incite au déplacement de la population vers les centres urbains, qui mécaniquement augmente la distance entre le lieu de la production alimentaire et sa consommation ainsi que l'urbanisation par l'augmentation de la population urbaine (impact écologique, diminution de la surface agricole utile). Ce phénomène réduit encore l'attractivité de ces lieux qui se vident par la disparition progressive de toutes les formes de services (service public, cabinet médical, etc) et donc s'accentue lui-même en renforçant de fait l'attractivité des centres urbains. Une politique agricole basée sur l'agroécologie, qui prônerait la création de petites exploitations agricoles en agriculture biologique voir de micro-fermes par des mécanismes de taxes/subventions couplé à des facilitations/incitations à l'accession à la propriété en zone rurale permettrait d'une part de créer un important gisement d'emploi durable et d'autre part un retour des services dans des zones en proies à leur désertion (double gain : la aussi création d'emploi et augmentation de la qualité de vie en zone rurale). Cette mesure inscrit très bien dans le socle d'une politique forte de relocalisation de l'économie dans le respect de l'environnement.